Outback experience

Publié le par Pierre et Solène

Comme on vous l’avait annoncé, nous avons décidé sur un coup de tête de partir une semaine dans le Centre Rouge, du 19 au 26 octobre. Le Centre Rouge, ce n’est pas un camp de propagande communiste mais le nom donné à l’intérieur du pays, en raison de la couleur rouge du sol.

Notre voyage commence par un lever tôt (environ 4h45 du matin), agrémenté d’un moment de stress quand on arrive à la station de métro : aucun guichet ouvert et tous les automates sont hors service… On court un peu partout dans la gare et on trouve finalement un automate qui a l’air de fonctionner. Il nous délivre péniblement un billet mais refuse catégoriquement de nous en fournir un deuxième. On est à la bourre, alors on décide de passer avec un seul billet. Ouf, ça fonctionne. Mais en arrivant à la station de l’aéroport, il y a une personne qui vérifie que personne ne saute au dessus des barrières…bref, on passe à la caisse, la queue entre les jambes. L’aéroport est globalement vide (dimanche matin, 6h, aéroport domestique), sans doute en raison de l’heure matinale. On arrive dans la salle d’embarquement, et il n’y a que 6/7 autres personnes. 10 minutes avant le départ programmé de l’avion, l’embarquement n’a toujours pas lieu (bizarre non ?) et il y a péniblement 10 autres personnes attendant à la porte d’embarquement. Finalement, un mec fait l’embarquement 5 minutes avant l’heure de départ prévue et nous réalisons que nous ne serons que 14 personnes dans l’avion (un Boeing 737, donc globalement un grand avion !). Destination Alice Springs. Comme vous pouvez l’imaginer, l’ambiance est assez lunaire dans l’avion (vide) : il y a 4/5 hôtesses de l’air, 14 passagers, 2 pilotes et 300 places vides pendant 3 heures. Un vrai luxe ! Nous arrivons à Alice Springs vers 9h, heure locale, car il y a différents fuseaux horaires en Australie. Première impression : il fait chaud ! On ne doit pas être loin de 30°C alors que ce n’est que le début de journée. Le ton est donné. L’aéroport est petit (il semble y avoir moins de dix vols par jour) mais plutôt sympa. On attend le bus pour aller à l’auberge de jeunesse (Toddy’s backpacker). Deux heures après (enfin !), on prend le bus de l’auberge. Durant le trajet, la nana nous explique que c’est la sécheresse depuis 4 ans à Alice Springs ; elle nous montre un coin de sable et nous dit que c’est le lit de la grosse rivière d’Alice Springs. OK ! On récupère les clefs de notre chambre, l’auberge a l’air correcte. On dépose nos affaires et décidons de profiter de l’après-midi pour découvrir la ville. Alice Springs est la 2ème plus grande ville de l’intérieur de l’Australie : 25 000 habitants ! Ca c’est fait. Car dans un cercle de 1 500 km tout autour, il n’y a que des communautés aborigènes, de grandes fermes, des stations essence et quelques villages perdus. Autant dire que nous comprenons un peu mieux le fait qu’à l’intérieur de l’Australie, il n’y a rien. Ils appellent ça le « nothingness ». En allant au « centre ville », on croise quelques Aborigènes, qui ont l’air bien mal en point. On nous avait prévenu mais c’est assez triste de le voir de nos propres yeux. Ils sont couchés à l’ombre dans l’herbe, ont des visages souvent ravagés et essaient de vendre leurs peintures (souvent magnifiques). L’ambiance est assez glauque dans le centre car à côté de cette détresse visible, on retrouve tous les commerces occidentaux de Sydney. Le centre n’est pas grand (en fait, une seule rue de 300 mètres…) qui concentre la quasi-totalité des commerces.

Dans l’après-midi, on va visiter le musée des Royal Flying Doctors, qui est un service unique permettant d’assurer une couverture médicale dans l’immensité du centre rouge, avec des médecins qui se déplacent…en avion ! C’est complètement fou car c’est un service qui fonctionne toujours aujourd’hui, mais le musée nous montre les débuts de ce service, dans les années 30, avec des radios qui fonctionnent à pédale et des avions forcément rudimentaires. Ca devait être une sacrée aventure à l’époque. Aujourd’hui, les avions sont médicalisés (ils peuvent même pratiquer des opérations chirurgicales en vol je crois) et les télécommunications facilitent grandement les opérations. Le service a une grosse activité car il y a annuellement 30 000 interventions en avion. Je vous laisse faire le calcul du nombre d’interventions tous les jours… Bref, c’était super intéressant de voir comment les Australiens ont su mettre en place un système de soin adapté à l’immensité (vide) de l’Outback.


Royal Flying Doctors : à gauche, une radio qui fonctionne à pédale - à droite, un avion médicalisé











Après ça, nous sommes allés au Reptile Centre qui, vous l’aurez compris, est un petit musée sur les reptiles du désert. Au menu : serpents, lézards, iguanes en tout genre. On a le droit à une présentation de certaines espèces et on peut même les toucher. So et moi sommes les seuls à ne pas les prendre dans les mains….bouh, quels peureux ces deux là !

Reptile Centre : à droite, le Thorny Devil, Pierre en est fan!













Pour finir notre 1ère journée à Alice, nous allons dans un restaurant conseillé par le Petit Futé : ça s’appelle le Bojangles et c’est un resto typé saloon, avec une décoration super sympa et des plats typiques (pas tous bien sûr) du Centre Rouge. Pour moi, ça sera une assiette avec différentes viandes : kangourou, émeu, chameau, crocodile et buffle. Pour So, ça sera du Barramundi, un poisson blanc délicieux. En prime de la déco et des plats originaux (et bons !), il y a un petit groupe qui joue en live de la musique plutôt country. Ca le fait à mort … jusqu’à ce que le groupe arrête de jouer et qu’un énorme troupeau de touristes français débarque dans la salle juste à côté de nous. L’ambiance saloon en prend un coup…mais c’était une bonne soirée quand même.


Au restaurant le Bojangles, un vrai saloon, très bonne ambiance

 











On passe une deuxième journée à Alice avant le départ de notre safari de 5 jours. Au programme de la journée : l’achat d’une peinture aborigène dans la galerie M’Bantua (24$ pour une peinture magnifique : cool !), la visite de la School of the Air (sur le même modèle que pour les docteurs, ils ont mis en place un système de cours par radio ou Internet pour les enfants habitant dans des endroits reculés de l’Outback. Très sympa : Solène a adoré !) ainsi qu’une petite balade dans le désert. Nous y avons vu nos premiers kangourous en liberté. Un moment magique. On marchait dans la brousse quand on voit passer 3 kangourous à 35 m devant nous. Ils ont dû avoir peur et sont allés se cacher dans les collines. Leur façon de se déplacer est vraiment géniale ! On en a vu d’autres un peu plus loin : ils étaient moins proches, mais ça restait un spectacle fabuleux. On rentre alors à l’auberge, tout content d’avoir vu ces animaux en liberté. En allant faire les courses pour le soir, une des tongues de So rend l’âme, obligeant la miss à marcher pieds nus jusqu’au premier centre commercial, où l’on en achètera une autre paire (qui ne tiendra finalement pas plus d’une semaine. En même temps, elle coûtait 5$) histoire de ne pas rentrer à l’auberge les pieds trop noirs, quoique …. !


The School of the Air : on peut voir dans le studio une institutrice donnant un cours à ses élèves en live via internet.                                                                     











Le panneau mythique : incontournable !















Notre premier kangourou en pleine nature : ouvrez bien vos yeux, il nous regarde !

Après avoir vu nos premiers kangourous...   L'anecdote du jour : les tongs de So, cherchez l'erreur !     












Lendemain matin : lever 5h pour le départ de notre safari de 5 jours. On a choisi de partir avec la compagnie « Wayoutback » qui propose des tours moins touristiques que les autres apparemment : 4X4 sur des routes en terre moins empruntées (les pistes), nuits à la belle étoile dans des « swags » (espèce de sacs de toile avec un matelas intégré dans lequel on rentre avec le sac de couchage). On a un mini-bus 4X4 pour emmener notre petit groupe de 14 personnes et une remorque pour la nourriture et les swags. On a la chance d’être encadré par un chauffeur (Phil), un cuisinier (Mike) et une guide française (Marina) car d’habitude, il n’y a qu’une personne qui fait tout (guide, chauffeur et cuisine). Notre guide française fera toutes ses explications en anglais et en français (nous étions 6 francophones dans le groupe). Royal, surtout que nous n’étions pas au courant lors de notre réservation ! Pour cette première journée, on fera beaucoup de route pour aller à Kings Canyon où nous ferons une marche de 4h. Sur  la route, nous voyons plusieurs dromadaires sauvages : c’était assez marrant car on ne s’y attendait pas. Ces dromadaires sont là car lors de la découverte de ces régions arides, les chevaux n’étaient pas assez résistants, donc ils ont fait venir des chameaux d’Afghanistan pour construire une ligne de télégraphe et d’autres installations. Une fois à Kings Canyon, on commence la marche avec certaines vues magnifiques, des explications sur la géologie du site et certaines plantes utilisées par les Aborigènes (bush medicine). Il y a beaucoup de mouches, mais on nous avait prévenu : dans le Northern Territory, c’est normal. En quittant Kings Canyon, nous apercevons notre premier dingo : il était super maigre ! En même temps, après 7 ans de sécheresse, ça parait compréhensible. Apparemment, c'est leur aspect normal, plutôt cadavérique, mais ça reste surprenant quand on en voit un pour la première fois. Le soir, on prend une douche dans un camping avant de s’enfoncer dans la brousse jusqu’à notre camp du soir. On mange au bord du feu, puis on a le droit à un cours sur les étoiles et on installe nos swags sur le sol. So n’a pas passé une super nuit (car on dort à la belle avec potentiellement plein de petites bêtes autour de nous).



En route vers Kings Canyon, nous croisons nos premiers dromadaires sauvages.

 











Notre groupe à Kings Canyon                              Kings Canyon












Lever 5h le lendemain (ça commence à être dur !) pour un départ vers Ayers Rock. Encore pas mal de route aujourd’hui mais le jeu en vaut la chandelle. A notre arrivée près du site, on voit au loin cet énorme monolithe au milieu de nulle part. On mange rapidement à midi. Un iguane assez joli s’approche de notre camp : espérons qu’il ne vienne pas dans notre swag cette nuit ! On file au pied du rocher pour faire le tour de la base. La guide nous explique différentes choses car Ayers Rock (ou Uluru en Aborigène) est un lieu sacré : il y a donc, à différents endroits sur les parois, des sites avec des significations pour les Aborigènes. Pour faire simple : ce gros rocher peut s’apparenter à une cathédrale pour les Aborigènes. Chaque marque ou crevasse témoigne d’une histoire sacrée. C’est vraiment très intéressant. Seul hic de cette balade : la chaleur !! La température était de 40°C  environ ! Le meilleur sera la fin de journée avec une vue sur le coucher de soleil sur Uluru. Carrément magique ! Nous sommes sur le toit du mini-bus, un verre de crément à la main, l’appareil photo dans l’autre et savourons ce moment. C’est ultra-touristique (cf les 30 énormes bus bondés au même endroit, mais nous sommes les seuls à être SUR le bus : certains touristes nous ont même pris en photo !) mais ça vaut vraiment le coup. Uluru est très massif (environ 348 m de haut et 6 km de diamètre), perdu au milieu du bush, avec ses couleurs qui changent en fonction du soleil…Top ! Les photos ne rendent pas bien compte de l’aspect massif d’Uluru, alors un conseil : venez voir ça de vos propres yeux ! On rentre au camp (plus sophistiqué que la veille!) pour manger et installer nos swags près d’une fourmilière ! Heureusement, pas de visite durant la nuit. Nous passons tous deux une très bonne nuit.

Coucher de soleil sur Uluru, moment inoubliable!


Bel iguane qui vient nous rendre visite lors de notre      Balade autour d'Uluru sous 40°C 
repas

















Le Jonas toujours en vadrouille!!

 

Le lendemain, réveil 4h (carrément très dur !) pour aller voir le lever de soleil sur les monts Olgas (Katatjuta en Aborigène), qui sont un autre type de massifs rouges proches d’Ayers Rock mais avec une toute autre apparence. Les Olgas forment plus une petite chaîne de grands dômes rouges : très joli aussi. Le lever de soleil n’est pas incroyable, car il y a un petit voile de sable. Nous enchaînons sur une balade de 4h dans la Vallée des Vents (Valley of the Winds). Magnifique… Différent d’Ayers Rock mais très sympa. On a même la chance d’apercevoir un kangourou dans les rochers. On profite des contrastes de couleurs durant la balade. Ca sera le plus joli spectacle de notre périple ici pour Solène. On découvre au passage différentes plantes médicinales utilisées par les Aborigènes grâce à Marina, notre guide. Il ne fait pas encore trop chaud car on fait la balade le matin (cf le lever de soleil le matin…) : c’est agréable. La fin de la balade est un peu speed car une famille d’Américains de notre groupe doit prendre un avion en début d’après-midi. On a un peu la pression mais on en profite tout de même. La fin d’après-midi sera l’occasion d’une séquence émotion avec le départ d’une partie du groupe : ceux qui ont pris l’option 3 jours nous quittent avec le mini-bus. Nous sommes désormais 6 touristes avec les mêmes accompagnateurs et continuons notre périple dans un 4X4 Land Cruiser (plus petit et plus rustique que le mini-bus). Pour rejoindre notre camp du soir, on s’enfonce dans un chemin défoncé : c’est le début de la vraie aventure ! Notre camp du soir est très sommaire (un abri et un robinet), les WC et les douches n’ont pas de lumière (personne ne prendra de douche ce soir là !). Ce soir, Mike nous prépare du kangourou, cuit sur le feu, avec une ratatouille. Délicieux, mais on mange dans le noir… Après notre repas, on installe le swag sous la voûte céleste et nous nous endormons paisiblement. Il a fait froid cette nuit là, donc je dois me réveiller pour aller récupérer des vêtements plus chauds vers 3h du mat. So avait prévu le coup mais passera aussi une nuit fraîche.

Lever de soleil avant notre marche à Valley of the Winds : splendide !














































Lendemain, le guide nous fait la faveur de nous lever à 6h seulement et Mike nous prépare un petit-déjeuner amélioré, avec des œufs et du bacon cuit au feu de bois : rien de tel pour se remettre d’une nuit un peu difficile et de la fatigue qui s’accumule. A 7 heures, nous partons pour une visite guidée par un Aborigène qui nous fait voir des fossiles (pas très intéressant selon So et moi) puis nous emmène voir des peintures sur un rocher et nous explique certaines coutumes de sa tribu (là ça devient beaucoup plus intéressant). On y apprend notamment que les boomerangs qui reviennent (ceux que nous connaissons) sont une invention de l’homme blanc car pour les Aborigènes, le boomerang était une arme de chasse ou de guerre, pas un jeu. Il nous montre quelques plantes médicinales, puis une maison traditionnelle : les Aborigènes étant des peuples nomades (ils quittaient un endroit quand celui-ci ne leur permettait plus de vivre, souvent à cause du manque d’eau), leur habitat était assez rudimentaire. C’est assez impressionnant de voir comment ils ont réussi à survivre dans des conditions aussi difficiles durant des dizaines de milliers d’années. L’après-midi, on prend la route (toujours sur des chemins en terre) pour aller rejoindre un point d’eau permanent où nous pouvons nous baigner. C’est fou de voir de l’eau alors qu’il y a la sécheresse depuis 7 ans dans cette région. On passe également par un site géologique servant de colorant pour les Aborigènes : à un même endroit, on a un beau dégradé du jaune à l’orange. Pas mal, mais si vous êtes déjà allés à Roussillon en France, ça n’a rien d’extraordinaire, loin de là. Pour le campement du soir, Phil décide de repérer les lieux car il n’est jamais allé dans le coin donc il s’enfonce dans un chemin et à un moment, on l’entend murmurer un gros « Fuck ! ». Nous étions enlisés dans le sable. Eh oui, même pour un mec qui a été chauffeur durant 20 ans dans l’armée, il est possible de s’embourber ! Les filles se mettent sur le trail pour faire contre-poids pendant que les mecs poussent la voiture préalablement dégagée à la pelle. Et ça repart ! Tant mieux, car le soleil commençait à être bien bas. On va manger dans une station essence qui sert également de camping : après une bonne douche, on se met à table et on discute tous ensemble. Le groupe commence à prendre vie mais en même temps, on sait que demain sera notre dernier jour…snif. On refait les valises et on retourne à l’endroit où nous nous sommes enlisés quelques heures auparavant : cette nuit, nous dormirons dans le lit d’une rivière…asséchée, rassurez-vous. Durant la nuit, des bœufs se sont approchés de nous apparemment, mais ni So ni moi ne les avons entendu.


Explications par notre guide aborigène : à gauche, si on regarde bien (au centre de la photo), on peut y voir des traces de mains - à droite, une hutte aborigène.













Ellery Creek Water Hole               Notre 4X4 enlisé juste avant la tombée de la nuit!















Après notre dernière nuit en swag, nous nous levons vers 6h (2ème jour de bonté !) et prenons la route pour aller voir un cratère, appelé Goss Bluff. De loin, c’est super impressionnant : il fait environ 6 km de diamètre. On rentre à l’intérieur en 4X4 mais là, c’est moins impressionnant. Ca fait quand même drôle d’imaginer que ce gros trou a été provoqué par l’impact d’un astéroïde. Ensuite, on reprend la route direction Palm Valley : la route est longue et se termine après plusieurs heures de chemin très hard pour la voiture. Phil gère mais ça prend du temps. Au programme : balade de 3h dans une vallée présentant des palmiers préhistoriques. Il fait super chaud (42°C aujourd’hui) et So commence à être sérieusement fatiguée. Elle se bat malgré tout pour faire la marche et profite bien du paysage. C’est drôle de voir des palmiers dans une vallée au milieu du désert. Après la balade, on aperçoit un nouveau dingo, qui fuit assez rapidement à la vue de nos bâtons (eh oui, comme ce sont des chiens sauvages qui ont la dalle, il faut pouvoir se défendre !). On reprend la route direction Hermannsburg, une ancienne mission luthérienne. Mais là, il n’y a rien à faire : c’est totalement mort et le seul musée de la « ville » est payant. Hermannsburg pue l’ennui. Il y a un peu l’ambiance des vieux westerns avec une route centrale vide, quelques chiens errants (il y en avait plein ici) et un harmonica qui joue l’air de « Il était un fois dans l’Ouest ». C’est le flop du safari mais comme on commence à vraiment fatiguer, on n’est pas mécontent de mettre les voiles pour un retour vers Alice Springs. Solène dort durant quasiment tout le trajet du retour.


Palm Valley


 

























Voici les fameux swags!                               Le feu de camp : notre cuisinière et veilleuse

De retour à Alice Springs, on se donne tous rendez-vous pour aller au restaurant le soir histoire d’échanger nos photos, nos adresses et de se dire au revoir autour d’une table. L’ambiance tournera assez vite au vinaigre quand Marina (la guide française) quitte la table en retenant ses larmes, après un coup de fil. Sur ce, Phil coince la carte mémoire du caméscope ultra high-tech du sexagénaire allemand, qui devient alors littéralement fou quand Phil commence à vouloir ouvrir tout son PC et tirer la carte mémoire avec deux brindilles de bois…Pour tuer définitivement la soirée, nos plats sont froids, le service du restaurant est déplorable et la serveuse nous presse de sortir du restaurant (il est environ 21h). Seule la petite présentation de Rhonda, une Canadienne de 50 ans très gentille, égaie la soirée : elle nous présente le parc national dans lequel elle travaille. Il peut y faire jusqu’à -50 °C (c’est à la frontière de l’Alaska) et elle s’occupe de surveiller des grizzlis, des ours blancs, des phoques et travaille avec la communauté inuit locale. Passionnant. Après, nous retournons au backpacker où nous attendent quelques joyeux cafards dans la cuisine…quelle fin de journée.

 

Le retour en avion le lendemain se passera sans encombre. Cette fois-ci, l’avion était quasi plein !

 

Au final, on a passé une semaine éprouvante mais qui vaut le détour. L’immensité vide de l’Outback, la chaleur usante, les nuits en swag sous les étoiles, les repas au coin du feu, les massifs magnifiques, la découverte de la culture aborigène, les animaux sauvages, les informations sur la faune et la flore du désert, le groupe très hétérogène dans lequel nous étions, les pistes de terre en 4X4, le bleu du ciel qu'on ne retrouve nulle part ailleurs …voilà ce que nous retiendrons de notre périple dans le Red Centre.


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Publié dans Octobre 2008

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J
Génial, merci beaucoup pour ce beau récit de voyage...
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J
j'avais pas vu les photos ! elle aura voyager cette cathédrale ! biz
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J
Que d'aventures ! comme ça donne envie...
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